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« Que reste-t-il de "l’obscénité et la fureur" de 1977 ?

1975. Le rock est dominé par le hard pharaonique de Led Zeppelin, l’ambition tape-à-l’oeil de Pink Floyd de faire de la Grande Musique et les derniers vestiges des sixties, incarnés par des Stones déjà vieillissants. A New York, le CBGB abrite joyeux bourrins (Ramones), futures icônes (Patti Smith, Blondie) et artistes d’avant-garde (Suicide, Talking Heads). Leurs influences ? Velvet Underground, MC5 et New York Dolls, Brian Eno pour les plus aventureux. Bref, tous ceux que l’ère baba cool a laissés de côté. Leur objectif : abolir les privilèges de la noblesse rock, sortir les concerts des stades et rendre à la pop un peu de sa fraîcheur. Mais ce n’est qu’en débarquant en Angleterre que le punk devient le punk. Les Sex Pistols lui donnent un son, un look et un parfum de scandale. Des millions de groupes se forment après les avoir vus sur scène (“Do it yourself !”) et en quelques mois, ces amateurs concurrencent la jet-set pop. Pire... Non contents de jouer une musique de sauvages, ces vauriens adoptent une attitude provocatrice, flirtant avec l’imagerie homo ou faisant montre d’une coupable irrévérence envers la monarchie anglaise. Phil Collins, en bon père de famille, déclare que "le punk est une insulte aux bonnes moeurs." Victoire, le rock fait à nouveau peur aux vieux ! Les choses se tassent en 1979. L’Amérique réinvente sa propre version du punk, le hardcore, et l’Angleterre sombre dans la Oï : le genre s’adresse désormais à un public d’initiés, la crête apparaît. »

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Salut toi, alors comment ça va bien ? Et bah, moi j’aime pas les lundis quand je taf. Il fait gris, j’ai l’impression que ma tête va toucher le ciel tellement le brouillard est bas. Et tu me connais maintenant, tu sais que sans le soleil je suis triste, fanée. J’ai passé un très bon week-end, chez des amis, avec leurs enfants, d’ailleurs, mon soleil chéri était là. Pour toi, et rien que pour toi, j’ai shooté à mort, tout et n’importe quoi, mais tu me connais, que du bon et tout dans le style :p)

Enfin, aujourd’hui je me sens un tout petit peu en manque de câlins. Ouais, le fait de voir mes amis, avec leur jolie vie de famille, leur maison pleine d’amour et bah cela m’a mise en face de mes manques. Normalement, vu que je n’ai pas de câlins et bah ça manque sans manquer. Tu vois ce que je veux dire ? Mais là, quand tu le vois et en plus quand t’en reçois plein de mamours, là chute est très dure. Bref, rien que pour le coup, un peu de musique dès le lundi. Un des chanteurs qui fait partie de ma « CDôtéke ». Sa voix m’emporte loin, si loin, tellement loin ... Je ne sais pas comment te dire, c’est un ange. Je sais, mes goûts sont un peu beaucoup hétéroclites et parfois pas très apprécies de la plupart de mes connaissances, mais comme dirait l’autre ;-) « -c’est mon blog, je fais ce que je veux ». :p) Oui, tu me trouves désarmante, mais voilà, je suis comme ça. Bon je t’embrasse, très, super fort et je te souhaite une superbe semaine. Moi, je suis encore dans le jus, trop de travail et plus le temps de rien. Bisouilles mon chaton ! 

   
Lover You Should've Come Over (Live)


" ... En guise de testament, Tim Buckley laisse un fils. Ce fils, hasard ou signe cruel de la fatalité, lui ressemble comme un frère, « Dream Brother », et pourtant ils ne sont jamais rencontrés, une fois ou deux en fait, et pour tout signe d’amour paternel, Jeff ne reçoit que de l’indifférence. L’incident le marque dans sa chair, il ne voudra pas qu’on le compare à son père, que l’on s’ingénie à comparer leurs voix, leurs carrières, leur beauté, leur sensibilité à fleur de peau, mais comment faire autrement…

Jeff Buckley, visage d’ange, a la beauté du diable et meurt noyé alors qu’il n’a que 30 ans… Comment éviter la comparaison, comment se retenir pour ne pas voir la marque d’une Parque jalouse de ses propres enfants, avide de couper les fils ténus de leurs vies et d’en faire à tout jamais des symboles, des mythes, des icônes pour plusieurs générations d’adolescents et de musiciens. Car Jeff Buckley a réussi un tour de force. Pour la postérité, il ne laisse qu’un seul enregistrement studio abouti, « Grace », un seul disque et quel disque ! Morceaux inédits écrits avec Gary Lucas, reprises inspirées transcendant littéralement les versions originales, « Lilac Wine », l’ « Hallelujah » de Leonard Cohen, « Corpus Christi Carol » d’après le compositeur anglais Benjamin Britten, Jeff Buckley démontre à la fois son immense culture musicale, sa curiosité insatiable et l’empreinte d’une personnalité unique, authentique, servie par une voix tout à fait extraordinaire.

Force, fragilité, tout est mêlé dans l’œuvre et la tessiture exceptionnelle de Jeff. Il couvre 5 octaves, pleure et crie ses peurs, l’amour, le cauchemar, l’angoisse qui rôde autour de lui, éclabousse ses auditeurs de sa sensualité à fleur de peau et déchire le silence en accords de guitare que n’égalent en puissance que les prouesses d’un Led Zeppelin. Jimmy Page le considérait d’ailleurs comme le meilleur chanteur de sa génération et Robert Plant pensait à lui comme le seul héritier possible de leur hard blues inspiré. ... "

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